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Forêt régionale d’Écouen : des travaux pour préserver et diversifier les boisements

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Dans le contexte du changement climatique et de la fragilisation de certaines essences, des travaux vont prochainement être réalisés dans la forêt régionale d’Écouen. Pilotés par Île-de-France Nature, en charge de l’aménagement et de la gestion de la forêt, ces interventions ont pour objectif de préserver la santé du massif, de diversifier les essences et de favoriser sa régénération à long terme.

Deux secteurs concernés

Les travaux concerneront deux parcelles de la forêt :

  • à Écouen, à proximité de l’entrée principale, le long de la rue du Pré Curé ;
  • à Ézanville, à l’extrémité nord du massif, à proximité du chemin des Cornouillers.

Cette seconde parcelle, située en lisière des habitations, avait déjà fait l’objet de coupes de sécurité en raison de la présence de frênes atteints de chalarose, une maladie provoquant le dépérissement des arbres et pouvant entraîner des chutes de branches.

Une première intervention à l’automne

La première étape des travaux consistera à broyer le sous-étage des boisements, afin de limiter la prolifération de l’Érable, particulièrement touché par la maladie de la Suie.

Cette intervention est prévue fin septembre ou début octobre, pour une durée estimée de 1 à 2 jours.

Des plantations seront ensuite réalisées, principalement en novembre, voire en janvier selon les conditions météorologiques et les contraintes techniques du chantier.

Diversifier les essences pour renforcer la forêt

Les plantations permettront d’introduire des essences davantage adaptées aux évolutions climatiques et de renforcer la biodiversité.

Parmi les essences envisagées figurent notamment le Chêne sessile, le Merisier, le Sorbier, l’Alisier, le Charme, le Pommier sauvage et le Poirier sauvage.

Sur la parcelle située en bordure des habitations, des essences arbustives seront privilégiées, comme l’Aubépine, le Cornouiller sanguin, le Troène et le Prunellier. Leur hauteur limitée permettra également de réduire les risques liés aux chutes d’arbres, tout en offrant des habitats et des ressources à de nombreuses espèces : insectes, oiseaux, petits mammifères ou encore lézards.

La régénération naturelle reste privilégiée

La plantation demeure une intervention exceptionnelle en forêt. Habituellement, la régénération naturelle est privilégiée : les arbres se renouvellent à partir des graines produites par les peuplements existants.

Dans les secteurs concernés, cette régénération, notamment celle des chênes, a cependant été fortement concurrencée par l’Érable. Le manque de lumière a progressivement empêché les jeunes chênes de se développer.

Les plantations permettront donc de réintroduire une diversité d’essences, tout en laissant la place aux semis naturels. Réalisées sous couvert forestier et à faible densité, elles seront ensuite accompagnées par le technicien forestier, qui sélectionnera les sujets les plus vigoureux.

La maladie de la Suie

La maladie de la Suie est provoquée par un champignon, Cryptostroma corticale, qui touche uniquement les érables. Elle peut notamment provoquer une chute des feuilles et un décollement de l’écorce laissant apparaître une couche sombre ressemblant à de la suie.

À terme, les rameaux se dessèchent et l’arbre peut dépérir. La propagation de cette maladie est favorisée par les conditions liées au changement climatique.

Cette maladie est uniquement transmissible entre érables et ne présente pas de risque pour l’être humain.

Accès interdit pendant les travaux

Pour des raisons de sécurité, l’accès aux parcelles concernées sera interdit pendant toute la durée des travaux.

Ces interventions visent à accompagner l’évolution de la forêt face au changement climatique, à renforcer la diversité des essences et à préserver durablement ce patrimoine naturel au bénéfice des générations futures.